Briser la symétrie : du vide quantique au peuple juif

En physique, une brisure de symétrie est le moment où un système homogène bascule vers une nouvelle organisation plus riche.

Avant : tous les états se valent.
Après : un nouveau paradigme émerge.

C’est ce qui s’est produit à chaque étape de l'univers : lorsque les forces se sont différenciées, lorsque la matière s’est structurée et lorsque la vie est apparue.
Mais le point essentiel est qu’à chaque rupture, quelque chose demeure : un invariant. Une loi de conservation : par exemple l’énergie qui est restée invariante depuis le Bigbang.

L'analogie avec l'humanité

Pendant des millénaires, l’humanité a vécu dans un monde polythéiste. Une forme de symétrie culturelle régnait : chaque peuple avait ses dieux, ses rites, ses lois. Les panthéons se répondaient, se mélangaient ou se confrontaient. Puis apparaît le peuple hébreu qui provoque une rupture déterminante : L’affirmation d’un Dieu unique, une divinité non locale, non tribale, et le portage d’une loi universelle. Alors, la symétrie des peuples se brise. 
 
Cette rupture ne détruit pas : elle débouche sur un monde plus riche en introduisant un invariant qui va traverser intact les millénaires.
Là où tant de civilisations ont disparu, le peuple juif a traversé les empires, les exils et les persécutions sans jamais perdre son noyau identitaire.
C’est peut-être là sa singularité la plus profonde : un peuple-porteur de la mémoire des origines, capable de rester invariant dans le chaos de l’histoire. Tout se structurera autour de lui jusqu'à aujourd'hui.

Ainsi, un même schéma universel se retrouve à tous les niveaux du réel : 
Symétrie ➔ Rupture ➔ Émergence ➔ Invariant.
La matière s'est structurée ainsi. La vie s'est structurée ainsi. L’humanité s'est structurée ainsi.
Ce qui s’est passé dans l’univers matériel puis biologique se poursuit de la même façon dans l’humanité

Suivant
Suivant

Israël : Pourquoi cette obsession mondiale ?