“Oubliez-nous. Laissez-nous vivre”
Ces mots, signés Sarah Cattan dans une tribune poignante publiée pour Tribune Juive, résonnent avec une intensité particulière depuis les événements du 7 octobre. Ils expriment une lassitude immense, mais surtout un appel au bon sens.
Pourquoi Israël semble-t-il condamné à devoir sans cesse justifier son droit d'exister ?
Qu'on critique la politique d'un gouvernement ou ses décisions est une chose, c'est le principe même d'une démocratie. Mais aucun autre pays au monde ne voit chacune de ses crises transformées en un procès sur sa propre légitimité.
Ce qui s'est fissuré depuis le 7 octobre, ce n'est pas le dialogue, c'est l'espoir d'être évalué à la même enseigne que les autres nations.
Comprendre ce cri du cœur :
« Oubliez-nous » ne demande pas la cécité, mais la fin d'une obsession sélective.
« Laissez-nous vivre » ne réclame pas l'impunité, mais le droit fondamental accordé à tout peuple : l'existence, la sécurité, l'imperfection et l'avenir. Au-delà de la fatigue accumulée, il reste cette force inébranlable : la volonté de construire, de transmettre et de choisir la vie. C'est sans doute la plus belle des réponses à l'Histoire.
En écho à la tribune de Sarah Cattan (Tribune Juive).