Quand la modernité percute une mémoire millénaire

Le retour du peuple juif sur sa terre ancestrale peut être lu comme un événement biblique contemporain. Non pas au sens d’un miracle religieux, mais comme la fermeture d’une parenthèse historique de près de vingt siècles d’exil.
Cet évènement ne s’est pas opéré dans un monde archaïque mais au cœur même de la modernité avec pour cadre le droit international, l’organisation politique mondiale et les débats démocratiques.
Ainsi, avec la renaissance d’Israël, deux temporalités que l’on croyait incompatibles se télescopent : d’un côté, la modernité, de l’autre, une mémoire millénaire entretenant un lien jamais rompu avec la terre promise de la bible.

Cela ne signifie pas qu’il faille « revenir à la religion », le message est ailleurs : On ne peut que constater « en temps réel » un mouvement très profond à l’œuvre dans toute l’humanité depuis son début : son retour constant aux origines. L’histoire, après un long détour, nous oblige à relire ce qui nous a fondés.

Note : Il s'agit d'une réflexion destinée à alimenter le débat sur le retour sur origines : elle n'occulte pas le règlement du conflit Israélo-Palestinien

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L’origine dans les trois monothéismes