Transformer la haine : le pouvoir de la mémoire
Dans un monde qui s’accélère et où nos repères vacillent, une question fondamentale refait surface : comment transforme-t-on la haine en amour ?
La haine, notamment celle visant le peuple juif, surgit habituellement quand le monde devient trop complexe et incertain.
Et c'est là que le piège se referme car :
La haine réduit : elle fait abstraction de l’humain.
La haine simplifie : elle refuse la nuance au profit d’un bouc émissaire.
La haine s'attaque aux symboles : on ne vise plus l'individu, mais ce qu'il incarne ; la continuité, l'histoire, le lien indéfectible à l'origine.
Pourquoi la mémoire dérange-t-elle ?
Parce qu'elle impose une réflexion alors que l’immédiateté est plus confortable. Et lorsque la mémoire dérange, elle peut être perçue comme une menace. On ne combat pas la haine par de simples slogans.
Le travail est plus exigeant et repose sur deux piliers :
- La Connaissance : Remplacer le fantasme par les faits.
- La Réflexion : Revenir aux sources non pas pour exclure, mais pour comprendre.
La haine recule là où la mémoire et le savoir reprennent leur place. Ce n’est pas en effaçant ce qui dérange que l’on avance, mais en comprenant l’importance de ce qui persiste.